Cartographie du néant et Traçabilité du rêve

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22 mars 2008

J'ACHETE ?

J’achète

Quoi ?

Une âme

Nouvelle

A moins que je lève l’hypothèque

Sur l’ancienne

Pour elle

Et ce visage

Qui m’interdit d’être totalement incroyant

Quand bien même aurai-je compris
Quelles sont les cibles
Ou sont les mines

Je fais quoi 

Dans mon Zeppelin
Aux airs de Titanic insubmersible ?

Du vol et du naufrage je paye le prix

Pour ne plus être ce navigateur
Aux cieux crevés ?

Bien sur

Quoi d'autre ?

20 février 2008

A quoi bon ?

J'ai gardé l'amour des choses simples
Mais perdu leur gout.

Ainsi vêtu

Avec pour cortège
Le blanc
De nos dernières amours

Cette nuit

j'ai enterré ce cœur
Qui vécu
Au fond d'un "puis"
Juste à coté des "peut être"

Arrosant de larmes
Ce vieil outil

Je me dis
qu'il donnera peut être
un arbre joli

Ou pousseront d'autres fruits

Unis vers les cieux

Ou pousserons d'autres fruits

Vers la sortie

Alors, (alors)

Dans la douce lumière du jour couchant

Seul et assagi,

M'approchant de ces agrumes
Pourries
Parmi les orties,
Je leur dirai :

"J'ai gardé l'amour des choses simples
Mais perdu leur gout"

Leur silence abîmé murmurera :

"A quoi bon?"

Alors, (alors)

Pour seule réponse je les gouterai

Et qui sait

Les aimerai

Peut être...

28 janvier 2008

Encore

Est-ce moi

Le premier parti à la dérive ?

Trop loin

Pour voir

Ton mouchoir à la fenêtre ?

Aujourd’hui je rame

Pour rejoindre la rive

Ulysse à la ramasse

Je crie

M’agite avec colère

Insulte les Dieux

Invoque les amis disparus

A quoi bon ?

Figure de proue décharnée

J’harangue des fantômes

Il n’y a plus d’équipage à impressionner

Il n’y a personne

Je suis seul

Illusions, Rêves enfantins, colères passionnées

Tous je vous aimais

Tous  perdu en mer

Chant des sirènes

Pour dernier repos

Tour de ronde

Dans la tempête

Puisqu’il me reste l’espoir

Sur ma coquille de noix

Alors

(Encore)

De l’aube jusqu’au soir

Sonde

Minuscule

A la conquête

D’un univers triste et froid

Je veux bien y croire…

12 août 2007

Combien ?

Sur ta planète froide
La nuit
Ou tu comprendras que je suis
Le seul
Ami
Jamais possédé par ton esprit
(frappeur et menteur)
Ce sera la lumière
D'une étoile morte qui te parviendra

J'ai 73 ans (ma pauvre Cécile)
5 de moins que toi
Je brille encore
Un peu

Cette nuit
Hier
Aujourd'hui
(quelle importance ?)

J'ai traversé ce rève un peu salace :
Profiter
De ton âge
Pour te caresser

A nouveau

Rejoindre
Cette intimité perdue

Te dire ces mots un peu menteurs

"Je suis là ma mignonette punkette
A vouloir
Comme cette première nuit
Embellir cet univers
Tordu
De nos baisers vaudous"

(Un peu menteur)

Le chagrin accumulé depuis 40 ans
Est un guide.
(Faire taire cette voix)
Qui m'a guidée
Nul part

Se dire en voyant tes si jolis petits seins
Devenus vieux, flétris,
Se dire :

"Tout ça pour ça?"

Et souffrir
Et avoir honte
Et t'aimer quand même
Et te hair

Encore

Un peu menteur
Mais pas seulement

Avec
Pour symbole de notre amour

(maison hantée)

Cette question

(maison hantée)

qui me poursuit :

Si chaque grain de poussière est un mot qui veut dire hier
Combien de soleils nous faudra t'il pour écrire toujours?


07 juin 2007

Variation sur 6syphe...

Passeur
Décalé sous les sunlights

Lignes diverses
Amours volantes
Coeurs naufragés

Au fil de l'astrolabe

Tu cherches la mesure de l'angle
Entre horizon et corps céleste

Au fil de l'astrolabe

Tu transperces
Les étoiles

Tandis que l'arbre déchire
Son écorce
Scellant

Passif

La chair de la vie

06 juin 2007

Citation pour intime écho



Sisyphe embrassa le feu et dit :

                                     " Il a plut entre mes lèvres tel un éclair "

                                                                        Ismael

03 juin 2007

Ball trap pour privilégié

 Nous sommes chez moi.
L’hiver en Tunisie.
A moins que ce ne soit déjà l'été
Ou que ce ne soit pas chez moi

Quelle importance ?

La nuit est tombée, entraînant le soleil et quelques degrés dans sa chute.
Il ne va pas tarder à pleuvoir.

 J’écris sur elle : Astre sombre qui m’ouvrit les cieux.
J’écris sur elle : Qui me libéra de ce cachot où je croupissais
Pour ensuite m’abandonner en plein désert.

Je me suis brûlé auprès de ce joli soleil d’un mètre cinquante huit.

Instable, sauvage et gracieuse, elle n’a jamais su ce qu’elle voulait.  

  Le fait-est, à trente trois ans, tu sors de quatre ans de ball-trap avec cette seule certitude :
Tu étais du mauvais coté du fusil.

Oui, tu t’es brûlé auprès de ce joli soleil d’un mètre cinquante huit.
Ta chute fut celle d’Icare. En moins lyrique, en moins glorieux.
Plutôt façon météorite, avec cratère géant à l’arrivée.
Il a fallut creuser profond pour récupérer les morceaux.
Nous étions loin de la superbe des récits mythologiques.
Aléas de la destiné humaine, sans doute…

Il n’empêche, créature de Frankenstein rafistolé / recousu de toutes parts, 
La machine à vivre palpite encore !
Bien plus fort que tu ne l’avais envisagé, pas mal cabossée, c’est vrai, mais fonctionelle, réelle !
Le fantôme a retrouvé un corps,
Désertant chaque nuit un peu plus cet amour aux allures de maisons hantées.

Tu as de la chance,
Le seul geste qui compte, la vie te l’offre :
Le geste qui sauve.

Miraculé, tu ne la ramènes pas trop, le temps est compté.

Et, tandis que le chagrin te tape amicalement dans le dos, que la douleur infinie t’effleure avant d’en poignarder un autre, tu constates qu'une espérance folle te baise les pieds,

Que vouloir d'autre ?...

Petit tableau en attente de cadre...

 

Lapidé pour un baiser il fut condamné à la naturE
Englué en sa cellule nul ne peut y fuir le procèS
Palais astral tu es hors la loi Toi l’émoi absenT
Réarmé Lucifer lui vivra de ce venin de ce manquE
Olympe vole moi à la vie j’ai l’amour pour décliN
Croire soi loi à niveler par dégoût de cet essaiM
Enfant du démon à l’arme de l’innocence il aimerA
Savoir le vide que faire ?               : lutteR
Sermon vierge l’Art crée l’homme et nie le ressaC
Unique trace humaine lui seul indiquera le zénitH
Soleil noir j’écrirai en nos âmes l’infini espérE


19 mai 2007

Juste à...

Bactérie Qui s'étonne De ne pas être Dieu Phénomène de foire Dans le carnage Du cirque Organique Le "sans" coule à flot Encore Grâce à "ça" "ça" quoi ? " ça " Et nous Orphelin brutal et tourmenté Qui s'invente Encore et encore Des images de pères Plus ou moins cruels Plus ou moins barbus Etonnant ratage Qui s'est fait la malle Du vieux laboratoire Les Sapiens naufragent Et cherchent l'autorité Encore et encore Pourtant (pourtant) Dans nos jungles claniques L'espace qui parfois s'entrouvre Dévoile Une brise Un sourire Un coeur satellite A la dérive Dans l'infini sidéral Un peu d'infini Probablement Trois fois rien Surtout Ainsi cloitré Amoureux de ma prison Je rebondis sans cesse dans ma cage en sussurant : "Trois fois rien C'est mieux que rien " Et je rêve Je rêve à ce que je n'ai plus Elle Ou Elle Je ne sais plus Etoiles filantes Que parfois j'apperçus Traversant la nuit Comme un éclair A chaque fois je fis un voeu Un voeu qui trois fois s'exauça Un voeu qui jamais n'aboutit Du pareil au même, ça ne change rien Ou tout Juste à la recherche D'absence de brûlures Et de pointes traumatisantes Dans la zone de découpe ! Quoi d'autre ?...

04 mai 2007

De la chance

Coeur de pierre

J'ai presqu'autant de peine
Que d'injures faites
A Toi
A moi
A nous

Jardin de cristal

Comme il s'étend
Loin
Le cimetière affectif

Comme il s'étend loin
Au fur à mesure
Que grandit
Des regrets
Des regrets sans regrets
L'effectif

Ombres
Qui furent
Avant
Autrefois
Un corps
Une vie
Que je pouvais
Toucher et aimer

Coeur de pierre et jardin de cristal

Oui, j'ai bien compris :
A notre image
Tout se termine en absence

Toi
Moi
Nous

Alors qu'importe

Si je pleure mon chat
Plus que ma Grand mère
Mes mensonges et les injures

Qu'importe

J'ai beaucoup de chance

Il me reste un peu d'air pur
En haut de mon tas d'ordure

J'ai beaucoup de chance

Car j'ai bien compris
Que si
L'enfer est
Ici
Alors
Le paradis aussi

J'ai beaucoup de chance

Je suis libre

De continuer

A t'aimer
De tout gâcher

De ce caillou sanglant
Au plus haut des cieux
Je suis libre
Seigneur tout puissant

Je suis libre

Car je connais
Tes équations sadiques
Et sans pitié

ô Séraphique fumier




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