19 mai 2007
Juste à...
Bactérie Qui s'étonne De ne pas être Dieu Phénomène de foire Dans le carnage Du cirque Organique Le "sans" coule à flot Encore Grâce à "ça" "ça" quoi ? " ça " Et nous Orphelin brutal et tourmenté Qui s'invente Encore et encore Des images de pères Plus ou moins cruels Plus ou moins barbus Etonnant ratage Qui s'est fait la malle Du vieux laboratoire Les Sapiens naufragent Et cherchent l'autorité Encore et encore Pourtant (pourtant) Dans nos jungles claniques L'espace qui parfois s'entrouvre Dévoile Une brise Un sourire Un coeur satellite A la dérive Dans l'infini sidéral Un peu d'infini Probablement Trois fois rien Surtout Ainsi cloitré Amoureux de ma prison Je rebondis sans cesse dans ma cage en sussurant : "Trois fois rien C'est mieux que rien " Et je rêve Je rêve à ce que je n'ai plus Elle Ou Elle Je ne sais plus Etoiles filantes Que parfois j'apperçus Traversant la nuit Comme un éclair A chaque fois je fis un voeu Un voeu qui trois fois s'exauça Un voeu qui jamais n'aboutit Du pareil au même, ça ne change rien Ou tout Juste à la recherche D'absence de brûlures Et de pointes traumatisantes Dans la zone de découpe ! Quoi d'autre ?...
04 mai 2007
De la chance
Coeur de pierre
J'ai presqu'autant de peine
Que d'injures faites
A Toi
A moi
A nous
Jardin de cristal
Comme il s'étend
Loin
Le cimetière affectif
Comme il s'étend loin
Au fur à mesure
Que grandit
Des regrets
Des regrets sans regrets
L'effectif
Ombres
Qui furent
Avant
Autrefois
Un corps
Une vie
Que je pouvais
Toucher et aimer
Coeur de pierre et jardin de cristal
Oui, j'ai bien compris :
A notre image
Tout se termine en absence
Toi
Moi
Nous
Alors qu'importe
Si je pleure mon chat
Plus que ma Grand mère
Mes mensonges et les injures
Qu'importe
J'ai beaucoup de chance
Il me reste un peu d'air pur
En haut de mon tas d'ordure
J'ai beaucoup de chance
Car j'ai bien compris
Que si
L'enfer est
Ici
Alors
Le paradis aussi
J'ai beaucoup de chance
Je suis libre
De continuer
A t'aimer
De tout gâcher
De ce caillou sanglant
Au plus haut des cieux
Je suis libre
Seigneur tout puissant
Je suis libre
Car je connais
Tes équations sadiques
Et sans pitié
ô Séraphique fumier
